top of page
Rechercher
  • carolinemairand8

Noël en famille… que la fête commence !

Dernière mise à jour : 20 déc. 2023




Noël, ses décors scintillants et chansons traditionnelles… Noël, ses repas copieux, rassemblements de famille, sa course aux cadeaux et à la… perfection ! Car oui, la fête sera parfaite, il le faut ! Tata Simone sera invitée et même si sa remarque sur la tenue vestimentaire de votre ado de 15 ans ne vous plaît pas, vous n’en laisserez rien paraître. Que nenni ! Noël, c'est sacré, c’est la fête de la famille et de l’amour, pas question de déclencher une guerre chez les parents. Ce genre de scénario vous fait sourire ? C’est normal… Ce vécu est réaliste, car Noël rassemble autant d’enjeux que d’exigences.


L’épreuve du marathon de l’avent


C’est l’hiver qui frappe à notre porte

Plantons le décor et rappelons tout d’abord que cette fête a lieu aux prémices de l’hiver. Les journées sont les plus courtes de l’année. Rien que cela ! Au beau milieu de cet évènement supposé être le plus beau, le plus doux, le plus chaleureux, la température extérieure affiche – 4 °… Nos corps sont fatigués, nous ressentons ce besoin d’hiberner et nous savons déjà que nous allons vivre et même cumuler des soirées qui s’éternisent, ajoutant à notre compteur un déficit de sommeil et de repos.


Vous prendrez bien un petit bain de foule ?

Il faut bien l’avouer, pour l’achat des cadeaux, vous procrastinez. D’ailleurs, côté excuses, vous ne manquez pas d’inspiration : La foule dans les magasins, ce dossier à terminer à tout prix, trop froid, ou encore le fameux « je suis large, Noël est dans 6 jours !! » En réalité, il existe une réelle pression sur le cadeau idéal pour vos proches. Particulièrement à cette date-là, dans un décor sorti tout droit d’un film de Disney, vous vous dites que la personne qui recevra votre présent doit être ébahie, comblée… pas moins.


La perfection ou rien !

Il faut bien l’avouer, sur Noël plane un souci de perfection pour que, le jour j, le tableau soit sans faille. D’ailleurs, 2 impératifs guident les fêtes : se réunir en famille, et que cela se passe bien. Or, il est fréquent de constater que plus on éloigne les sujets de tension et plus ceux-ci auront la fâcheuse tendance à apparaître. Les explications sont multiples.


Ce qui se rejoue en famille


Émotions mêlées

Cette fête clé représente la nostalgie de notre enfance, ces moments de notre existence où nous écrivions au père Noël et où la simple idée des cadeaux au pied du sapin, arrivés là comme par magie, nous accrochait des étoiles dans les yeux. Ce spleen provoqué par la nostalgie de l’enfance peut prendre divers degrés, suivant les personnes, le vécu et la sensibilité. De plus, les enfants autour de nous vivent justement cette excitation. Assez rapidement, la saison incitant à rester à l’intérieur, l’espace vital manque terriblement. Tous les paramètres sont réunis pour qu’à la moindre occasion… ça éclate !


Retombée en enfance…

Pour Noël, vous rejoignez votre région natale. La maison de votre enfance vous ouvre les bras, vos parents sur le pas de la porte pour vous accueillir. Quel joli tableau ! Oui, mais voilà, vous n’êtes pas dans un film. Dans la vraie vie, lorsque nous revenons chez nos parents, nous retrouvons leur rythme et petites habitudes. Or, ceux-ci peuvent s’avérer aujourd’hui extrêmement différents des vôtres.


Harmonie parfaite ? Pas si simple…

Souvent, de retour à la maison, chacun de nous reprend sa place. Nous redevenons l’enfant de nos parents, dans le système familial qui était en place à l’époque où nous vivions ici. C’est aussi dérangeant qu’inconfortable. Car nous n’avons plus 8 ans, et avons construit, en grandissant, notre propre système familial. Ces différentes sphères se heurtent. Les « on a toujours fait comme ça » s’opposent aux « maman, arrête de me recoiffer ». On comprend alors très vite qu’il peut être difficile de rester doux et souriant au cœur de la cohabitation.


La difficulté d’accepter l’ombre au tableau

Les fêtes de fin d’année, ce sont aussi ces très longs moments à table, où l’on approfondit les conversations, tremplin vers les divergences d’opinions. Dans ce cas, peu de personnes affectionnant le conflit, la déception est grande. L’on constate que le dérapage a eu lieu. Ça… c’est fait ! En réalité, il était inévitable. La seule façon de bien le vivre est de faire le deuil de parents parfaits, de frères et sœurs idéales et idéaux, en somme, d’une entente impeccable. La solution semble alors d’accepter que Noël, le vôtre, le sien ou le mien soit imparfait.

En un mot…  

Pour vous éviter quelques tensions, accordez-vous des temps de respiration pour relâcher la pression entre deux diners. À quelques jours des festivités, essayez d’identifier le sujet qui a mis le feu aux poudres l’an dernier. Puis, quoi que vous fassiez, il y aura ce cadeau qui ne plaît pas vraiment, ce désaccord entre vos sœurs à 22 h 54 le 24 décembre, la dinde un peu trop cuite. Mais voilà… Vous aurez vu votre grand-mère sourire en observant un tout petit jouer sur le tapis près d’elle, vous aurez revu votre frère expatrié au Québec, vos enfants étudiants tous présents, et votre petite dernière rire aux éclats. Vous vous direz… « Noël ? C’était pas si mal… C’était même un bon moment ». 

Caroline Mairand, biographe

23 vues0 commentaire

Comments


bottom of page